Au fil du temps, mon intérêt pour l’Afrique s’est transformé en une véritable histoire d’amour pour ce continent, ses paysages à couper le souffle, ses peuples, leurs mystères et leurs traditions. |  |
Mais au delà de l’art, des coutumes, de l’histoire et des recherches que j'y ai mené en tant qu'archéologue, il m'est devenu de plus en plus difficile d’ignorer que ces populations souffrent, souvent en silence.
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Dans ce monde à la fois si distant et si proche du mien, des hommes et des femmes ne tentent pour la plupart que de survivre à chaque jour. |  |
Et puis, par-dessus tout, il y a ces enfants…des milliers, des millions d’enfants qui représentent l’espoir qu’on ne peut se permettre de perdre, d’un futur meilleur rempli de joie et non de pleurs! |  |
Pour toutes ces raisons, je cherchais un projet par lequel des enfants pourraient bénéficier de mon aide. |  |
J'avais imaginé d'acheter un petit terrain dans l'espoir d'y construire un jardin d’enfant. Le destin avait d'autres plans... |  |
Après qu’on nous ait indiqué un jardin d’enfant en difficulté, Paul et moi nous y précipitons pour y découvrir, dans un bâtiment où il faisait très sombre, des dizaines de petits enfants entre 4 et 6 ans d’âge, sagement assis et écoutant leur maitresses en silence. |  |
Lorsqu’ils nous virent ils se levèrent tous ensemble et récitèrent un petit poème de bienvenue comme c’est la tradition en Afrique. |  |
J’étais déjà conquise, mais cela ne s’arrêtait pas là … On nous dit qu’une école voisine était en grande difficulté et que nous devrions nous y rendre |  |
Avant même de prendre le temps de réfléchir nous étions déjà en route vers le lieu indiqué. Et là, perdu à la limite de la vile de Ségou-Pelengana, aux portes du désert, au milieu de nulle part, il y avait un bâtiment. Il était si délabré qu’on se demandait comment il tenait encore debout. |  |
Cette petite école (car c’était une école) abritait 199 enfants, en trois classes, petits, moyens et grands. Un silence studieux régnait. Un homme vint vers nous, c’était le directeur. Il nous fit visiter les lieux, nous raconta leur histoire et nous décrivit leurs conditions de vie et de travail. |  |
Pas d’eau, pas d’électricité, pas de portes, pas de fenêtres, presque plus de toit, quelques nattes de paille pour se protéger du soleil ardent et des pluies torrentielles durant la saison humide. |  |
Pas de bureau pour les maitres, ils utilisaient leurs mobylettes pour y poser leurs livres de classe. La plupart des enfants étaient assis à terre ou bien se partageaient à quatre ou cinq des bancs et des tables normalement faites pour deux. Le tableau, ou ce qu’il en restait, était à peine plus grand qu’une ardoise… |  |
Et pourtant…et pourtant…lorsque je regardais les cahiers de ces enfants, les larmes me vinrent aux yeux ! Tout était incroyablement parfait, écrit d’une belle écriture, sans fautes ni ratures, comme si tous les éléments du confort extérieur avaient été réunis pour permettre à ces enfants de travailler dans les meilleures conditions. |  |
Je demandais des détails sur leur fonctionnement, leur finances, leurs nécessités. On nous expliqua que les parents se cotisaient pour payer environ un dollar par mois et par enfant afin de financer le salaire des maitres. |  |
Et puis soudain, alors je regardais ces enfants qui me souriaient, j’en voyais quelque’uns, les lèvres blanches, le regard un peu vague, comme assommés…on nous dit que beaucoup d’entre eux ne mangeaient pas tous les jours, certains mêmes depuis plusieurs jours ; mais on n’y pouvait rien, il y avait trop peu de ressources, pas d’argent et de si peu de nourriture. |  |
C’en était trop, je demandais à repartir rapidement, il fallait faire quelque chose tout de suite, vite. Nous sommes allés acheter, des quarts en plastic (un pour chaque enfant) nous avons acheté du pain, du lait concentré, du sucre et nous sommes retournés un peu plus tard pour nourrir ces petits dont plusieurs n’avait jamais mangé de pain de toute leur vie! |  |
Ma décision était prise, c’est ici qu’il fallait aider, le plus vite possible. Il fallait réunir les conditions qui permettraient à ces enfants d’apprendre, les nourrir pour qu’ils puissent travailler sans avoir le ventre vide et leur permettre ainsi d'avoir leur chance dans la vie. |  |
Depuis ce jour, Paul et moi avons lutté pour convaincre, préparer, tant la logistique que s’organiser sur le plan administratif. Il a fallu combattre l’inertie qui tue les meilleures volontés, la cupidité et la corruption. Nous avons acheté pour cette école le minimum nécessaire, des cahiers, des crayons, des gommes, des choses nécessaires et de première utilité. |  |
Paul et moi avons passé des mois à essayer d’entreprendre quelque chose de sérieux qui soit à l’échelle du la tache. Au début de cette année 2009, Paul m’a dit qu’il était prêt à dédier tout son temps pour que ce projet aboutisse. Il devenait évident que la seule option possible était de retourner au Mali, à Ségou... |  |
Il faudrait passer tout le temps voulu sur place pour que les choses aboutissent. Il nous fallait de l’aide aussi, beaucoup d’aide, surtout financière. Même si le projet n’est pas énorme plusieurs dizaines de milliers de dollars sont nécessaires pour restaurer cette petite école. Nous voulons aussi y nourrir les 200 enfants qui y sont scolarisés. |  |
Et puis il y a l’eau, il faut continuer de creuser le puits pour atteindre l’eau, plus que 15 mètres à creuser, mais là aussi ils ont du s’arrêter faute de moyens. Les enfants sont obligés de marcher plusieurs kilomètres pour chercher de l’eau, il faut des portes, des fenêtres.. |  |
...des serrures pour éviter les vols la nuit et pendant les vacances scolaires Il faut réparer le toit, acheter des tableaux noirs, des fournitures scolaires de base…etc. Il nous fallait tout d’abord informer, contacter tous les amis, les parents, les relations, toutes les bonnes volontés… |  |
Nous avons donc créé ce site Internet et cet Organisme Humanitaire pour communiquer et aussi collecter les fonds nécessaires. Il faudra aussi rendre des comptes, ce site sera par conséquent le lien entre les sponsors, les membres et les acteurs, sur le terrain.
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Il fallait une volonté sans faille car en plus de la distance, il y a ce climat implacable. Des températures incroyables qu’on ne voit que dans les livres, une poussière omniprésente et envahissante durant la saison chaude, la saison humide avec des pluies diluviennes…etc. En un mot il faut faire vite car il n’y a que peu de répit pour agir dans ce pays sub-saharien. |  |
Nous avons parcouru une bonne partie du chemin, peut-être (nous espérons) la plus ingrate, mais par forcement la plus difficile. Nous avons maintenant besoin de votre aide et de votre soutien. Explorez ce site web, regarder les photos, informez-vous, contactez-nous, échangeons des idées et des mots mais avançons aussi vite et efficacement que possible. |  |
Nous n’avons pas l’ambition de sauver le continent Africain, ou aider des millions d’enfants. Nous allons juste aider ces quelques centaines de petites âmes qui comptent tellement sur nous ! |  |
Pouvez-vous seulement imaginer la joie et la fierté dans nos cœurs de pouvoir penser que « grâce à nous tous », 200 enfants mangent au moins un repas par jour et vont à l’école pour avoir eux aussi une chance de se construire un avenir moins incertain. Qui peut en dire autant? |  |